Un Laboratoire,
Think-Tank, Incubateur de projets d’innovation, dédiée à la résolution de problématiques industrielles par la Créativité, le Design et l’Ingénierie ... Qu'en pensez-vous
?
Nos jeunes diplômés connaissent les stages et les CDD sans fin, le
chômage, la galère, la précarité ...
Trop nombreux sont ceux à qui on a dit : "Vous êtes trop qualifié/trop diplômé", "Vous
n'avez pas (assez) d'expérience !", "Vous n'êtes pas si, pas ça ...". Ils sont
jeunes, ils ont l'énergie de leur 20taine, ils sont créatifs, avec un haut niveau d'instruction ... Quel gâchis n'est-ce pas ?!
Je souhaite utiliser l’energie de cette jeunesse ultra-formée et la mettre au service de
l’industrie française !
L'idée est de créer une entreprise "particulière" qui leur offrirait leur 1er emploi donc
leur "première" expérience opérationnelle, tout en les associant en tant qu'actionnaire au capital. Cette entreprise "particulière" serait une étape de transition entre la formation initiale
(plus ou moins théorique) et la vie professionnelle. A travers leur passage dans cette entreprise "particulière", les étudiants (qui sont donc actionnaires et employés) se formeraient par la
pratique à l'entrepreneuriat par l'entrepreneuriat dans un cadre d'émulation intellectuelle, de confrontation d'idées, et de mise en application concrète.
Donc 2 objectifs seulement, mais 2 objectifs ambitieux :
-
Permettre aux jeunes diplômés d'acquérir une solide première
expérience professionnelle
-
Transformer ces jeunes diplômés en de véritables entrepreneurs
La vidéo qui accompagne la présentation de ce projet, est un reportage sur la célèbre
entreprise de design et de conception IDEO basée aux USA. Le management de cette entreprise "particulière" sera très fortement inspirer du modèle IDEO, à la
différence que notre cadre de gouvernance sera une Société Coopérative (SC).
Vidéo sur IDEO : http://www.youtube.com/watch?v=M66ZU2PCIcM
Cette SC sera donc un incubateur de projets d'innovation dédié à la résolution de
problèmes (industriels, artistiques, organisationnels ...) par la créativité, le design et l’ingénierie.
Quelques idées pour le fonctionnement de cette SC :
- cette SC à pour objectif d'être un incubateur de projets d'innovations à but "lucrative"
(industrielle, artistique ou commerciale)
- cette SC soutiendra toutes les étapes de la réalisation des projets d'innovations
(idéation/créativité, conception, prototypage, développement, études de marchés ...)
- les jeunes diplômés travailleront sur chaque mission en mode "projet" cad en équipe
dédiée, voir en équipe pluridisciplinaire
- cette SC acceptera des missions venant de clients externes (par des entreprises ou par
des particuliers), mais également des projets venant de l'interne (intrapreneuriat)
- la SC s'engage à préserver la pluralité disciplinaire de ces embauches.
Ces nouveaux entrants seront appelés à venir rejoindre la SC de tous les horizons de l'enseignement supérieur (sciences humaines et sociales, sciences formelles, sciences naturelles,
sciences de l'ingénieur) diplômés d'un niveau Bac+4 et plus, Et des jeunes
issus des formations professionnalisantes telles que CAP/BEP/BAC pro
- Les nouveaux entrants restent salariés et actionnaires de la SC pendant une durée limité
(1-3 ans), puis ils quitteront la SC (mais resteront en liaison intellectuelle avec la SC en siégeant à l'Advisory Board), et s'engageront à être parrains "senior" des nouveaux entrants
- toutes les idées nouvelles de gouvernance et de management seront les bienvenues, et
seront étudiées collégialement par les collaborateurs de la SC
Par exemple, une entreprise souhaite développer un nouveau produit (ou redesigner un
produit existant) et confie l'étude à notre SCOP. L'objectif sera de livrer à
l'entreprise un prototype tangible (ou intangible si il s'agit d'un projet intellectuel) et une étude de marché.
Après une 1ère présentation de la mission à l'ensemble des membres de la SC, un membre (un
ancien) prend la charge de chef de projet, et organise les équipes en fonction des compétences de chacun. Plusieurs équipes peuvent se créer autour du projet, par exemple une équipe de "créatifs
pluridisciplinaire", une équipe "ingénierie" pour la conception (CAO), une "équipe technique" qui réalisera le prototype, et une équipe "marketing-com et finance" ... et tout ce joyeux monde travaillerait de façon transversale* donc pas de hiérarchie rigide, verticalisée et
stérilisante.
*Transversale voulant dire qu'un membre de l'équipe "créatifs" pourrait passer
séquentiellement dans les autres équipes.
Pourquoi choisir un modèle SC pour une telle aventure
?
Une SC est une entreprise dans laquelle chaque membre est à la fois employé et actionnaire ; par conséquent, les employés possèdent la majorité du capital de l’entreprise.
Les employés élisent l’équipe de direction, participe activement dans les prises de décision, et managent collégialement l’entreprise.
Le vote annuelle à l’Assemblée Générale Ordinaire suit la règle suivante « Une personne = Un vote », et ceci indépendamment du nombre d’actions que chaque individu peut
posséder. Par conséquent, le modèle SC introduit la
démocratie dans la gouvernance et le management de l’entreprise,
l’entreprise étant tout de même là où la plupart d’entre-nous passons la majeure partie de nos vies !
Chaque membre profitera de façon juste des revenues issus de la
vente des produits, services et des prestations (en plus du salaire de base), et afin d’assurer la pérennité de l’entreprise, l’excédant est systématiquement réinvesti dans
l’entreprise.
Mais attention ce n’est pas du communisme ! En effet, la SC, comme toute entreprise,
doit être rentable ! A titre d'anecdote, au cours de la Perestroïka, de nombreux oligarques russes ont été formés à l'entrepreneuriat et se sont rompus au capitalisme dans les sociétés coopératives qui se sont créées en Russie à ce moment là,
.... et non dans les Business School anglo-saxons !
Donc pour assumer sur le long terme, la mission d’intégration continue de jeunes diplômés, cette
entreprise ne peut donc pas avoir comme unique but le profit d'actionnaires externes. Seul le modèle SC permettrait d'avoir une stratégie long-termiste, solidaire et équitable, et d'assurer la
pérennité.
Le processus d’innovation est indissociable de la production de connaissance. En effet, on
ne peut innover sans puiser dans une source de connaissance pré-existante (rien ne peut être crée à partir du néant !), et quant une innovation est produite, il y a systématiquement
production de connaissances nouvelles.
Ex. Lorsque le téléphone mobile (innovation) s’est démocratisé, les usagers
ont développé de nouveaux comportements en plus de celui de téléphoner. La connaissance de ces comportements nouveaux a permis d’offrir par la suite des services innovants supplémentaires (sms,
email et internet, applications, GPS, paiements mobiles …).
Par conséquent, les organisations doivent considérer « la connaissance » comme
un véritable « Capital » au même titre que leurs actifs matériels et financiers. Mais ce « Capital immatériel » est largement négligé, voir ignoré dans la plupart des
organisations. La réinjection du capital « connaissances et de savoir-faires » produit durant le processus d’innovation aux projets d’innovation avenirs, est absolument nécessaire pour
assurer la pérennité du progrès.
Dans les SC, la formation continue individuelle et collective, ainsi que le partage entre
les employés des connaissances et savoir-faires acquis sont particulièrement encouragés, voir même organisé et géré dans le temps (Knowledge Management).
Pour en savoir plus sur les Scop
Pour en savoir plus, je vous invite à lire ce livre "Démocratie en Entreprise : l'Utopie peut-elle devenir réalité ?" par Jean-Pierre Guilbert :
J'indique également la
Confédération Générale des SCOP (CGSCOP), site internet : www.les-scop.coop
Une telle aventure nécessite,
comme toute aventure entrepreneuriale, des fonds pour son amorçage.
A quoi vont servir les fonds ?
A financer les frais juridiques et de conseils externes (avocat, expert-comptable, consultants) relatifs à la création de la
SC... ça coûte un bras !
A financer les opérations de marketing, de prospection clientèle (et oui il faut des clients !)
A financer les charges fixes (location d'espace de travail - bureau, atelier, labo ...- , matériel
informatique et bureautique, et bien sure les salaires ....)
Comment financer l’amorçage d’un tel projet ?
- Par les futurs artisans et praticiens de la SC ? Il parait difficile de demander aux jeunes étudiants, car
souvent fauchés, de mettre la main à la poche pour constituer le capital d’une telle aventure.
- Par des investisseurs privés (Business Angels, sociétés d’investissement de type Capital risque) ? Là
encore, connaissant leur stratégie d’investissement, il est peu probable qu’un tel projet « business concept » qui plus est pour financer de l’amorçage, puisse les intéresser.
Par conséquent, le financement initial pour la constitution des fonds propres (quasi-fonds propres) de ces SC
pourrait être mutualisé par différents acteurs publics et privés tels que :
- L’Etat à travers la CDC (Caisse de Dépôt et de Consignation)
- Les Collectivités locales telles que les Régions, financement par subvention (subventions européennes de
type FEDER, FSE)
- Les Universités ou PRES (Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur)
- Des PME locales (financement par prise de participation au capital social)
- Des grands comptes industriels (financement par prise de participation au capital social)
Pour les acteurs publics, le financement des quasi-fonds propres pourrait se faire par prêt (à taux bonifié,
ou à taux 0) sur compte courant, par achat d'obligations convertibles, par subventions et avances remboursables (toujours à taux 0%)
Pour les acteurs privés, le financement des fonds propres pourrait se faire par prise de participation au
capital social.
Les PME et grands comptes en contrepartie de leur apport en numéraire pourraient se voir octroyer des
privilèges tarifaires si ils font appel aux SC pour leurs prestations.
Les PRES en plus de l'apport en numéraire, pourraient mettre à disposition des SC, des moyens en nature
(locaux, matériels, labo ...) avec ou sans contrepartie financière.
Mais l'idéal, serait qu'un ou plusieurs Mécènes (Business Angels de poids) adhèrent à ce projet et en
financent l'amorçage.
|
Les Scops ont mis en place un certain nombre d'outils de financement à
travers leur fédération qui pourront également être solicités :
Source Wikipédia :
Les outils financiers du
mouvement
Les SC adhérentes participent au financement du
mouvement coopératif. La cotisation confédérale est distribuée entre Unions régionales, Confédération et outils financiers, dont beaucoup ont été construits en partenariat avec d'autres
acteurs de l'économie sociale (ESFIN-IDES, Crédit Coopératif, la Nef...).
-
SOCODEN (établissement financier géré par les SC)
propose des prêts participatifs, destinés au financement du besoin en fond de roulement.
-
Des prêts personnels aux associés afin de leur permettre de souscrire
à nouveau au capital (Socoden / Crédit Coopératif).
-
SOFISCOP propose un cautionnement des prêts, afin
d'éviter aux dirigeants de s'engager sur leurs fonds personnels.
-
SCOPINVEST (ex SPOT), société de capital risque
destinée aux Scop, intervient en fond propre ou quasi-fond propre.
-
Les Unions régionales des Scop ont développé des outils de
capital-risque complémentaires destinés aux Scop. Il s'agit par exemple de Pargest en Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et de Transméa en
Rhône-Alpes.
Les engagements financiers du Mouvement sont le plus
souvent décidés de façon décentralisés (Comités d'engagement financier régionaux). Les outils sont le plus souvent articulés entre eux et un prêt bancaire (au Crédit Coopératif ou
éventuellement dans d'autres banques) pour obtenir un effet de levier.
|
En conclusion, bien que le chômage des jeunes diplômés soit une préoccupation de nos
gouvernements, concrètement ils sont, seuls, impuissants. Par conséquent, c'est à l'échelle locale qu'il faut agir. N’attendons pas, demandons à nos jeunes diplômés de s’engager dans l’économie «
réelle » en co-fondant cette aventure, avec le support de l'UE, de l'Etat et des régions, pour construire notre avenir commun par l’entrepreneuriat et l’innovation.
N'hésitez pas à me contacter si ce projet vous intéresse et pour monter dans le bateau
! J’ai crée une page de présentation pour ce projet sur un site de
levée de fonds communautaire IndieGoGo.com (par encore visible sur le net tant
que je n’ai pas valider sa mise en ligne). Si vous le souhaitez, je peux vous envoyer une invitation pour rejoindre ce projet sur IndieGoGo, et avec plusieurs possibilités :
-
mentionné comme Advisor (Mentor, Coach, Conseiller) sur la page
IndieGoGo, et cela ne vous engage à rien sinon à suivre l’évolution du projet, et à donner votre avis quant vous le souhaiterez
-
mentionné Project Member, cad que vous êtes intéressé pour me donner un
coup de main pour la création de cette SCOP (quelque soit votre degré et désir d'intervention), voir à y faire partie après la création
-
une autre idée, .... ce que
vous voulez !
...............................
FAQ
L'aspect transdisciplinaire me semble
particulièrement intéressant. Le plus important sera de s'assurer que les clients sont au rendez-vous et que les jeunes employés ne prennent pas trop de risques quand ils entrent dans le
capital de la coopérative. Mais la version américaine du concept semble bien marcher. Alors, tous mes voeux de réussite.
Il n'y a pas de risque car l'employé d'une SC devient automatiquement actionnaire (sans contrepartie en
numéraire).
Concept effectivement intéressant
! Y'a-t-il eu en amont une étude de marché ? Typiquement avec un nouveau concept, ce ne doit pas être simple à mener. Et comment vous positionnez-vous vis à vis d'une potentielle concurrence en France ? en Europe ? Bon courage dans l'aventure
!
Le concept de ce "Think-Tank" Labo d'innovation, est innovant, non pas du fait que l'on produira de
l'innovation pour les clients ou pour nous-même (intrapreneuriat), mais parce qu'il réunit 3 points clés :
- le cadre légal sera une Société Coopérative
- les employé-actionnaires seront de jeunes diplômés (Ingénieur/Master au PhD)
- le management organisationnel sera orienté afin de continuellement favoriser les processus créatifs et
d'innovation (inspiré du management de IDEO)
En France, nous avons des cabinets de conseil en ingénierie (avec des ingénieurs), nous avons des
cabinets/agences de design (avec des designers), nous avons des laboratoires académiques (avec pleins de chercheurs), ... etc., mais nous n'avons pas un Think-Tank/Labo/bureau
d'étude/Incubateur transdisciplinaire.
Donc le concept de ce Labo est en soi innovant.
Concernant l'étude marché des innovations, elles ont la particularité qu'elles sont inefficaces et
qu’elle ne donnent pas les clés de la réussite.
Henry Ford : « Si j'avais demandé à mes clients ce qu'ils auraient voulu, ils auraient dit un cheval
plus rapide ! »
En effet, les clients peuvent formuler une demande précise que pour un produit qu’il connaisse déjà : on
veut un cheval plus rapide ! En revanche, lorsque l’on veut introduire sur le marché, un produit pour lequel il n'existe pas encore de marché, il faut s’y prendre autrement. Le marketing de
l’innovation est un marketing qui doit se focaliser sur les externalités du réseau économique du produit innovant, cad s’atteler à construire autour du produit tout un écosystème qui rendra
l’usage du produit innovant quasi-obligatoire/incontournable (mais cela ne garantit pas le succès). Nokia nous a mis le téléphone mobile dans nos mains sans nous avoir demandé si on le
voulait.
Concernant le Think-tank, l’objectif est donc de construire tout un réseau de partenaires
(Universités/Ecoles, collectivités locales, industriels PMEs et grands comptes …) avant même de créer légalement la société ! Et pour pouvoir y arriver, ma priorité immédiat est de fédérer
autour de ce projet un certain nombre de « Brain », ce qui me facilitera énormément toutes les premières démarches avenirs.
"Et comment vous positionnez-vous vis à vis d'une potentielle concurrence en France ? en Europe
?"
La concurrence existe, et des entreprises comme IDEO ne m'ont pas attendu pour exister et être des
leaders de ce secteur particulier qui est la vente d'intelligence. Ce n'est pas tant sur le positionnement que nous nous démarquerons par rapport à ces leaders du marché, mais plus sur notre
Business model. Par exemple, en plus de réaliser un prototype sur commande d'un client, on peut très bien avoir une démarche inverse, on réalise un prototype dont l'idée aura été initiée en
interne (valorisation de l'intrapreneuriat), et que l'on essayera de vendre de façon directive vers l'industriel qui exploite en tant normal un produit de même fonction.
Une bien longue réponse, mais j'espère que ces éléments ont été
pertinents.
Selon moi il faut un produit clairement identifié, explicable en une
minute à des clients potentiels.
Laboratoire (bureau d’étude/Incubateur) transdisciplinaire d’innovation par la créativité,
le design et l’émulation intellectuelle. Le produit : notre intelligence individuelle et colelctive au service de votre innovation (votre = les entreprises)
Y a-t-il des points en communs entre votre projet et ce que font les
junior entreprises des grandes écoles ?
- Les Juniors Entreprises sont des entités associatives « animés » par les
« étudiants » d’école de commerce ou d’ingénieur, mais la Junior reste sous gouvernance et dépendance de l’Ecole (c’est l’Ecole qui facture les entreprises clientes)
Notre SC sera une entreprise indépendante, gouvernée par des jeunes et moins jeunes
diplômés qui en seront aussi les actionnaires. Une Junior Entreprise si elle n’est pas productive, il n’y a pas ou peu d’impacte sur le sort de la
Junior. Avec notre modèle, nous devons être responsable et productive pour être rentable, et donc pour payer les salaires in fine (ce qui motive beaucoup, et permet aux employés-actionnaires
d’être beaucoup plus engagés et impliqués)
- Les missions confiées aux Juniors Entreprises sont souvent des missions très formatées, bien ciblées
avec un cahier des charges bien précis (souvent avec une complexité faible ou moyenne); alors que nous notre vocation est d’innover pour le client, et de lui produire des prototypes de
démonstration. Mais certainement, pour des raisons alimentaires, nous accepterons aussi des missions ciblés avec un cahier des charges précis.
S'inspirer d'IDEO est une bonne idée, mais commencer par mentionner la
source d'inspiration laisse une impression de projet non abouti. Je verrais plutôt la présentation d'un projet détaillé, puis citer la source d'inspiration qu'est IDEO.
Expliquer par écris ce que serait le modèle de "management de la créativité" qui sera mis en œuvre dans
notre SC était compliqué, et la vidéo remplissait bien sa fonction d’illustration.
Puisque l'on parle de personnes très
qualifiées et donc très spécialisées, comment gérer toute cette diversité ?
La gouvernance et le management seront basés sur 2 points clés :
-
pour ce qui est des questions de gouvernance, de la vision et de la stratégie à moyen-terme/long-terme, ils seront
identifiés tout au long de l’année, et discutés et débattues annuellement lors d’une assemblée générale des actionnaires (ou je le rappelle chaque employé = 1 voix), qui renouvelle (ou pas)
sa confiance à au PDG et à l’équipe de direction
-
pour ce qui est du management opérationnel, les fonctions financière/comptable, administrative/fiscale et
marketing/communication/commerciale seront présentes en soutien au management de la créativité et de l’innovation (qui représente la fonction « productive » dans la SC). Ces fonctions
supports seront certainement assurées par du personnel permanent. Néanmoins, les ressources humaines (« Brain ») qui composeront la fonction productive (création & innovation)
transiteront aussi de façon séquentielle dans les différentes fonctions support de l’entreprise afin d’apprendre la gestion d’entreprise (car l’objective est aussi qu’ils sortent de la SC en
étant formés, un peu comme si ils avaient un MBA*, mais de façon opérationnelle)
*on peut très bien imaginer que les « Brains » de notre SC en partenariat avec
l’Université puisse bénéficier, en parallèle leurs activités opérationnelles, d’une formation théorique de type Executive-MBA promulguée par les enseignants en économie-management de
l’Université (faculté d'Economie&Gestion, IAE). Et là non seulement, ils sortiraient de notre SC avec une expérience professionnelle (de 1 à 3 ans), mais auraient en plus un exec.-MBA. Ce
qui les valoriserait grandement sur le marché de l’emploi des « cadres supérieurs », mais ils auraient en plus toute l’épaisseur pour éventuellement créer et diriger leur propre entreprise (ave
le soutien de la SC si éventuellement l’idée d’affaire à germer au sein de la SC – Intrapreneuriat-)
Si j'ai un chimiste, un linguiste, un mathématicien et un géologue,
comment tout ce petit monde travaillera ensemble ?
Pour ce qui est de la fonction productive, l’objectif n’est pas de faire travailler un géologue sur une problématique de
linguiste, ni le linguiste sur une problématique de géologie. En effet, l’innovation par le design* a cette particularité par rapport à l’innovation par la technologie (technology-push), qui
est de créer des produits avec du « sens nouveau » ou de redonner un nouveau sens à des produits existants, qu’ils soient « bien » ou « service ». Je m’explique : prenons l’exemple de Nintendo
avec sa console Wii. Nintendo a transformé sa console en un divertissement physique actif et accessible à chacun, dans le monde réel, alors la console historique permettait uniquement
l’immersion dans un monde virtuel et était relativement reservée à des gamers experts.
Il y a bien d’autres exemples d’innovation par le design (iPod et l’Apple Store …). Dans
toutes ces exemples, c’est la technologie existante qui doit s’adapter l’idée du nouveau produit, et non l’inverse.
Tout ce petit monde devra accepter un contrat moral, celui de coopérer (et non simplement collaborer)
ensemble pour produire une création de l’esprit.
Et plus important : il faut des projets précis
Un projet précis, pour illustrer le concept de cette SC, pourrait être exactement celui qu’on voit dans
la video IDEO. Une enseigne de Grande Surface nous demande d’imaginer ce que serait le magasin de demain. Le produit pourrait être simplement un caddy plus fonctionnel, plus pratique, plus
ergonomique …. voir complètement repenser le magasin en proposant un système de « takeaway » où les clients auraient passé commande au préalable par internet, puis ils passeraient chercher
leurs courses en voiture où des employés chargeraient directement dans les coffres. … ect.
(ex. du projet des magasins Tesco : Homeplus Subway Virtual Store http://www.youtube.com/watch?v=nJVoYsBym88&feature=share ici les clients à la sortie du
métro peuvent commander leurs courses avec leur SmartPhone, et se font livrer chez-eux)
On propose un imaginaire (nouveau sens), et dans la mesure du possible on réalise sur place un prototype à présenter au
client, où une modélisable 3D sur ordinateur pour des produits plus complexe et d’envergure (ex du projet polonais MISTER http://youtu.be/GD1bk4uOglE ).
i.e. qu'est-ce qu'on crée concrètement avec ces gens là
?
Ce qu’ils savent faire de mieux que quiconque, ce à quoi ils ont été formés, cad créer de la connaissance nouvelle et donc
du sens. En effet, la recherche fondamentale (quelque soit la discipline) pousse l’individu à des questionnements incessants et à pousser très loin l’analyse rationnelle. Les capacités
intellectuelles sont (en générale) plus développés à la fin d’une thèse comparées à l’entrée du master voir avant.
Par conséquent, ces gens là créeront du sens, de l’imaginaire*.
* les astrophysiciens et les auteurs
(littéraires, scénaristes ...) coopèrent ensemble pour proposer au public de l’imaginaire … films et séries de science-fiction.
Mais ils devront faire un deuil qui peut être parfois douloureux. En effet, la recherche est avant tout
une aventure et une compétition de haut niveau menée en solitaire (même si les doctorants font partis d’une équipe). Dans notre SC, ils devront mettre en commun leur intelligence, en mettant
leur individualité de côté, sans chercher à être le 1er, le plus intelligent, ce que font finalement tous les chercheurs (tous les chercheurs rêvent de faire une grande découvrir, d’avoir le
prix Nobel, … sinon nous n’aurions pas fais ce métier).
Qui finance ?
Nos clients seront les grandes entreprises (de transformation, de services, de produits de consommation …), et les PME
ayant une volonté d’innover.
Si l'on crée des produits, cela deviendra à terme une entreprise comme les autres (au statut des
employés-actionnaires près).
Ce projet ne deviendra pas à terme une entreprise, puisse qu’elle sera d’emblée une entreprise, au statut des
employés-actionnaires près, au modèle de gouvernance collégiale près, au modèle de management de créativité et d’innovation près, et à la mission de formation à l’entrepreneuriat par
l’entrepreneuriat près … bref, cette SC ne sera jamais une entreprise comme les autres.
Si le but est de crée de l'insertion professionnelle, alors cela se
rapproche plus d'une école.
C’est une entreprise « particulière » avec plusieurs facettes
Avez-vous des propositions de projets précis ?
Par encore …
Ca m'intéresse d'investir un peu de temps (mais concrètement j'ai peur que ça ne puisse dépasser 5%
annuel)
Pas de soucis ! L’implication peut être de 0,01% à 100% ! Je
cherche des personnes qui adhèrent à la « philosophie » de l’idée de ce projet (implication 0,01% !)
Reste à savoir
comment tu vois les choses, le nombre de personnes et qualifications des gens, disponibilité, les projets déjà montés...le planning que tu as prévu pour que tout cela fonctionne etc. Par
exemple, pour le projet le plus simple à mon avis, 5 personnes qualifiées suffiraient, ce qui est à la fois peu et beaucoup, mais le plus dur c'est de trouver es gens motivés par ce type de
choses.
Pour le moment, c’est encore à l’étape idée
(formalisée certes par écrit, mais idée toute de même). De mon point de vue, pour que cette idée transite vers le stade projet, il faut qu'un certain nombre de personnes de qualités y adhèrent
philosophiquement (je pense à au moins une 50taine de personnes, de jeunes chercheurs à des chercheurs senior connus/reconnus, et bien sure des personnes de la sphère industrielles …. etc.).
Une fois cette étape de fédération faite, il faudra ensuite rechercher des partenaires économiques (Université(s), Industrielles, collectivités locales ...) pour établir des contrats de
partenariat solide et à long terme (mais cette étape ne peut pas se faire si je tape à la porte d’un Président d’Université ou autre, et que sur le dossier du projet, je suis tout seul à le
porter).
Et enfin, une fois seulement l'ensemble de
l'écosystème mis en place, là le Start du projet pourra être donné notamment avec le démarrage de la levée de fonds, et de la création du cadre légal de fonctionnement…
Sinon, une alternative serait de faire les choses de
façon beaucoup plus restreintes (du moins au départ). Je vous indique une association à but non-lucrative basé aux USA (San Francisco) http://dev.catapultdesign.org/ crée et constituée par de jeunes designers et ingénieurs. La mission de cette association est de réaliser les idées
d’entrepreneurs « non-tech » (et leur produire un prototype) pour qu’ils puissent créer leur startup. Le modèle associative n’exclut pas qu’ils ne facturent pas les entrepreneurs, mais
simplement qu’ils doivent réinvestirent leur gain dans l’association. Je trouve l’objet de cette assoce très intéressant et sa réalisation plus facile à mettre en œuvre en France. A partir
d’une telle association, on pourrait évoluer petit à petit vers le modèle SC plus ambitieux …
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